+- Wiiiiiillkomen -+[comme ils disent (comme ils le disent si bien) ]+

. Cow-girl &&. Angie .

On kiff.

- La guimauve
- Les courgettes
- Les chevalS blancs
- [ Le sexe *chut*]

Pi on kiff pas.

[ qu'est ce qu'on kiff pas Cow' ?]


[ P'tete les homophobes
les rageux et les anti-TH
pour ceux-la :
:X: ]

Les autres : bavez =P ____________________________________________________________..Nan, pas toi, Angie
x'D

# Posté le mardi 30 décembre 2008 05:53

Modifié le mardi 30 décembre 2008 21:41

Sommaire. [comme dans les exposés de Cow-girl.]


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SOMMAIRE

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~ Fiction #1. T'es cent fois mieux que ma femme. [...Chapitre 1...][...Chapitre 2...]
-.-[...Chapitre 3...][...Chapitre 4...][...Chapitre 5...]

~ TS #1. Adieux. [-1ere Partie-] [-2eme Partie-]

~ Correspondance. [LA] (Ceci n'est pas vraiment un OS, ni un TS ... disons que c'est une fiction épistolaire).

~ Pretties. [-Chapitre n°1-][-Chapitre n°2-][-Chapitre n°3-]

# Posté le mardi 30 décembre 2008 16:25

Modifié le samedi 28 mars 2009 17:46

Fiction #1. T'es cent fois mieux que ma femme O[...Chapitre 1...]

 Fiction #1. T'es cent fois mieux que ma femme O[...Chapitre 1...]

Chapitre 1.

[...Bill...]
[...Tom...]

A 24 ans, Tom Kaulitz était heureux. A vrai dire, il avait tout pour l'être : une femme formidable qui répondait au nom de Julia, un boulot qui gagnait bien plus que ce dont il avait besoin, et demain sa fille Jessie fêterait ses trois ans. Oui, Tom était heureux, mais pas satisfait. Pour lui, être satisfait sonnait comme si l'on n'attendait plus rien de la vie, comme si l'on avait déjà atteint son but, ce qui n'était pas son cas. Malgré le fait qu'il ait déjà fondé une famille, son jeune age le poussait à être toujours désireux de plus, avide de nouveautés, de nouvelles sensations et peut-être même de nouvelles rencontres.

Le couple Kaulitz nageait dans un réel bonheur. Tom et Julia s'étaient rencontrés à la fac de commerce où ils étudiaient il y a six ans. Le jeune homme avait longtemps craqué sur elle avant d'oser lui proposer un rendez-vous. Il avait toujours été un garçon populaire, suscitant les convoitises autour de lui et de là, lui venait son coté un peu frimeur et son sourire en coin qui en faisait craquer plus d'une. Il fallait reconnaitre que Tom était doté d'une beauté chaleureuse, de longues dreadlocks blondes, que sa mère désespérait de ne pas le voir les couper tombaient autour de son visage enfantin et bien tracé. Sa lèvre inférieure était soigneusement ornée d'un piercing qu'il s'était fait à 14 ans et le style de rappeur US qu'il avait adopté très jeune, faisant aujourd'hui tâche dans son travail où le costard-cravate faisait sa mode était toujours d'actualité chez lui. Mais lorsqu'une fille lui plaisait vraiment, sa timidité reprenait le dessus et le peinait quelques fois. Mais après s'être revu plusieurs fois, Tom et Julia ne s'étaient plus quittés.

~ ~ ~


Ce soir-là, en sortant de son bureau, Tom était content, les actions de son entreprise n'avaient jamais été aussi fructueuses. Désormais, une seule chose lui occupait l'esprit : le cadeau de sa fille. Il prit le volant de sa voiture et conduisit pendant dix bonnes minutes jusqu'à une boutique située dans le centre-ville. Il y entra tranquillement, espérant trouver le bonheur de Jessie. Il parcourut du regard le rayon des peluches puis son regard se posa sur une jeune fille aux longs cheveux noirs et lisses, debout dans l'allée, habillée d'un jean déchiré et d'une veste en cuir noire et rouge, tenant dans ses bras un énorme cheval en peluche. Elle souriait comme une gamine découvrant ses cadeaux sous un sapin de Noël et demeurait tellement absorbée par ce qu'elle avait entre les mains qu'elle ne remarqua pas qu'un jeune homme la fixait du regard depuis cinq longues minutes. Tom fut surpris, il était bien rare, voir improbable de voir une personne vêtue de la sorte dans ces quartiers chics d'affaires ou dans ce magasin rempli de jouets de luxe. Mais ce qui le surprenait d'avantage et l'effrayait même un peu était ce trouble qu'il ressentait jusqu'à ce que l'image de sa femme Julia s'imprime dans son cerveau. Il se dirigea précipitamment vers un autre rayon, celui des barbies. Il les regarda rapidement et finit par en choisir une au hasard. Il retourna la boite et baissa le tête pour lire les instructions, ce jouet était déconseillé aux enfants de moins d'un an, il n'y avait pas de problème pour sa...

...il buta violement dans quelque chose ou quelqu'un qui poussa un cri aigu le faisant tellement sursauter qu'il en lâcha la barbie. Lorsqu'il se baissa pour la ramasser ainsi que les articles de l'autre personne, sa tête se heurta à des cheveux noirs. Il se releva et ses yeux rencontrèrent un magnifique visage qui lui dit :
- Pardon, je ne vous avais pas vu...
- Non, non, c'est moi...je...vous...excusez-moi, lâcha-t-il difficilement.
C'était la jeune fille, vue quelques minutes auparavant qui se révélait en fait, être un garçon. Mais un garçon plus efféminé que n'importe qu'elle fille, et un garçon extraordinairement beau. Tom fixa intensément ses yeux marrons et rougit lorsque celui-ci soutint son regard. Une voix mélodieuse le sortit de la contemplation cet océan chocolat dans lequel il s'était plongé :
- Je pourrais reprendre ma peluche s'il vous plait ?
- Euh oui, oui, bi..bien... su..sur, bégaya Tom, en tendant la peluche, confus.
- Merci, répondit son interlocuteur en souriant. Vous achetez ça pour qui ?
Tom perdait tous ses moyens. Mais enfin, qu'est ce qui lui prenait ? Il mit en temps fou à
se souvenir pour qui, il achetait cette foutue barbie.
- Pour ma fille, elle a trois ans demain. Et vous ?
- Vous pouvez me tutoyer ! Je m'appelle Bill. Non, je prends ça pour moi, déclara-t-il fièrement dans une moue plus qu'adorable.
- Moi, c'est Tom.
- Ravi de te connaître, Tom.

~ ~ ~


Mardi. Tom trépignait d'impatience, d'angoisse, d'excitation, de bonheur, de tout à la fois. Il allait voir Bill aujourd'hui, comme tous les mardis mais à chaque fois les mêmes sensations d'envie et de joie explosaient dans sa poitrine. Depuis cette rencontre, Tom était souvent retourné dans cette boutique, prétextant acheter des jouets pour sa fille mais au fond c'était juste pour pouvoir apercevoir Bill, rien que deux petites minutes lui suffisaient pour sourire pendant les trois jours à venir. Au début, il s'en voulait, ne comprenant pas cette soudaine attirance pour un homme mais au fur et a mesure, il avait fini par s'y habituer, bien obligé, l'envie étant tellement forte. Chaque fois qui retournait dans cette boutique, Bill était là, achetant une peluche. Ce dernier, appréciant la compagnie du blond lui avait proposé de le revoir dans un cadre plus privé. Et c'est depuis maintenant deux mois que les deux hommes se revoyaient tous les mardis dans un restaurant près de cette fameuse boutique où ils discutaient pendant de longues heures. Tom n'avait rien dit à sa femme, hormis qu'il avait souvent des réunions le mardi soir, ce qui expliquait son retard. Pourquoi cacher l'existence de Bill, après tout il était qu'un homme et Tom n'était pas attiré par les hommes, c'était certain, enfin ça l'était jusqu'à ce soir-là...


_____________________________Un ange frappe à ma porte
_____________________________Est-ce que je le laisse entrer ?
_____________________________Ce n'est pas toujours ma faute
_____________________________Si les choses sont cassées.


By Cow-girl

# Posté le mardi 30 décembre 2008 16:48

Modifié le vendredi 02 janvier 2009 21:08

Fiction #1. T'es cent fois mieux que ma femme O[...Chapitre 2...]


Chapitre 2.

Partie #1.

[...Bill...]
[...Tom...]


Ils étaient restés longtemps ensemble, peut-être trop, bien plus que d'habitude en tout cas. Ce soir-la, ils n'arrivaient pas à se lâcher. En raccompagnant son ami chez lui, Tom n'avait pas résisté à l'envie qui le travaillait depuis des mois maintenant, de déposer délicatement ses lèvres sur les siennes. A cet instant précis, des pensées traversaient l'esprit du jeune androgyne à toute allure.

*Ne tombe surtout pas amoureux. Il est marié. Ne tombe pas amoureux. Il a une famille, il ne la quittera jamais pour ce genre de relation. Ne tombe pas amoureux. Protèges-toi de lui.*

Ces messages de prévention furent vaines. Comment ne pas tomber amoureux devant un tel sourire, un tel regard rempli de tout l'amour du monde ? Comment ne pas succomber à cette tentation interdite ? Pour Tom, ce baiser avait dépassé tout ce qu'il avait pu imaginer, la sensation de bien-être fut décuplée lorsque Bill passa sa main derrière sa nuque pour approfondir l'échange. Tom passa ses bras autour de la taille de Bill, puis descendit sur ses fesses. Ils étaient toujours sur le palier de l'appartement du brun jusqu'à ce qu'il glisse sa main dans sa poche et ouvre la porte de chez lui entraînant Tom avec. Il retira sa bouche et se saisit de sa main pour l'emmener dans sa chambre où il alluma la lumière en entrant. Le blond n'arrivait même plus à réfléchir, à ce moment précis, tout ce qui comptait pour lui, c'était ce magnifique être devant lui et ce qu'ils allaient bientôt faire ensemble.

Tom passa ses mains en-dessous des fesses de son homologue et le porta vers le lit au centre de la pièce. Il l'allongea délicatement et plongea sa tête dans son cou qu'il embrassa avidement. Il le léchait, le suçait, mordillait par endroit provoquant des gémissements plus qu'excitants chez le jeune androgyne. Il passa les mains sous son T-shirt caressant avec douceur la peau de son ventre et remonta jusqu'à ses tétons, les faisant durcir et frissonner Bill par la même occasion. Ce dernier se saisit du grand T-shirt du blond et lui enlever sans trop de difficultés. Qui l'aurait cru ?

Un tel moment de passion n'aurait jamais pu être interrompu, rien au monde ne mériter leur attention à cet instant précis où leurs mains s'aventuraient toujours plus loin. Rien, sauf peut-être cette image qui hantait Tom : le visage de sa femme, celle qui l'attendait chez lui, celle qui s'inquièterait de son retard mais ne s'en formaliserait pas, cette femme parfaite qu'il était sur le point de tromper. Alors qu'il s'attaquait au T-shirt de Bill, Tom s'arrêta net malgré son excitation grandissante. Le brun se releva aussitôt et le regarda avec une incompréhension totale.

- Tom ? Qu'est qui t'arrives ?
- Rien...je...peux pas.
- T'as plus envie ? demanda le brun avec un mélange de déception et de rage.
- Non c'est pas ça.
- C'est quoi alors, dis-moi, tu vas pas me laisser en plan ? adressa-t-il avec brutalité a Tom qui s'était déjà presque rhabillé.
- Bill...s'il te plait, pas de crise, je suis fatigué.
- C'est pas vraiment ce qui me sautait aux yeux tout a l'heure, si tu vois ce que je veux dire.
- Ma femme m'attend chez moi et puis je ne suis pas gay.

Cette dernière phrase assomma Bill brusquement. Tom n'était pas gay, c'est vrai, quelle évidence enfin, c'est exactement l'image qu'il lui avait donnée deux minutes plus tôt lorsqu'il l'embrassait sauvagement. Mais surtout le rappel que Tom était marié, vivait auprès d'une femme formidable parait-il, l'avait plus que refroidit.

- Pourquoi c'est elle que tu vas rejoindre ? Reste avec moi...juste cette nuit.
- Je ne peux pas. Décidément Tom n'avait que cette phrase a la bouche.
- Je la déteste, marmonna Bill
- C'est elle que je 'trompe' avec toi... Elle dirait la même chose.

Et voila, troisième coup de la soirée qui était jusqu'alors si bien engagée. Ça faisait mal, très mal. Passer du pur bonheur au désarroi total, il y avait vraiment de quoi péter les plombs. Bill sentit les larmes lui monter et son nez lui piquer douloureusement.

- T'as pas le droit de me faire ça, sanglota-t-il.

Lorsque Tom vit ces larmes rouler sur les joues de cet être si magnifique, il se dit que ça n'avait pas lieu d'être. Bill pleurait à cause de lui, effectivement, il n'avait pas le droit de lui faire ça. Il s'approcha rapidement, le c½ur en miettes devant une telle image. Il prit Bill contre lui, passant une main derrière son dos, l'autre occupée à enfiler sa deuxième manche .

- Ne pleure pas, putain.

C'était bien plus dur qu'il l'imaginait de quitter Bill, surtout de lui refuser ce qu'il était près à lui accorder il y a encore quelques instants. Tom se sentit coupable, horriblement tiraillé d'une part par la raison et de l'autre par les sentiments, les émotions, l'envie, tout un tas de sensations qui lui brisaient le c½ur bien comme il fallait.

Il se sépara de Bill, a contrec½ur et sortit de la chambre, laissant Bill seul. Plus ses pas s'éloignaient, plus les pleurs de Bill redoublaient et plus Tom avait l'impression qu'il n'avait jamais rien ressenti de plus douloureux. Entendre les sanglots de la personne qu'on aime... Non, Tom ne l'aimait pas, il se forçait à le croire, s'en persuadait le plus possible. Si seulement ces pensées avaient réussi à le convaincre, il n'aurait pas été ravagé par le chagrin en arrivant chez lui.

Tom entra dans sa maison, aucun bruit, aucune lumière. Tout était calme, silencieux, paisible. Il pénétra dans le salon et appuya sur l'interrupteur ; la pièce s'éclaira de suite et Tom eut une vision qui lui le fit d'abord sursauter et lui fit mal ensuite. Sa femme Julia était assise sur le canapé, un bras pose sur l'accoudoir et sa joue contre sa main gauche. Elle s'était endormie en attendant Tom jusque très tard dans la nuit sans doute. Dans un élan de tendresse, il déposa un baiser sur sa tempe et il la souleva en passant un bras sous ses genoux et un autre sous son cou, pour l'emmener dans leur chambre. Il la coucha avec toute la tendresse dont il était capable et descendit à la cuisine se servir un verre d'eau qu'il but d'une traite avant d'apercevoir un plat posé sur la table à manger. Julia lui avait préparé son plat préféré, à savoir des spaghettis carbonnara, pensant sûrement qu'il aurait eu besoin d'un remontant après une dure journée de travail. Pour une seconde fois en une soirée, la culpabilité lui tordit le ventre avant qu'il ne montât se coucher pour tenter de vider sa tête de la vision de Bill pleurant par sa faute.

[...]


Post' du 7/02
Pas le courage de relire encore pour corriger les fautes, le ferai demain (surtout avec mon p*tain de clavier anglais sans accent -_-')
Je ne sais pas encore combien de parties pour ce chapitre, sûrement trois, mais rien n'est certifié dans la vie. =P
Beaucoup de travail en ce moment, particulièrement dans mon lycée de fous.
Angie est trop forte pour poster ses chapitres aussi vite, faut dire que lorsqu'elle a une idée en tête, ça bûche un max et c'est toujours une petite merveille.
Donc un ptit bravo et un bisou par la même occaz'.
<3

By Cow-girl




Partie #2.


Les rayons de soleil, provenant des rideaux mal fermés tirèrent Bill de sa semi- léthargie. Il avait mal dormi, ses yeux étaient encore tout rouges, sa tête qui tournait lui donnait envie de vomir. Il avait pleuré toute la nuit et des traces de larmes étaient visibles sur ses joues pales.

Il se leva, la bouche pâteuse et le c½ur brisé. Ses jambes étaient molles et il était fatigué. Il se traîna péniblement jusqu'à la salle de bains et se regarda dans le miroir. La vision qu'il eut lui redonna envie de pleurer. Il ressemblait à un zombie, les yeux cernés et gonflés, le visage blanc comme un mort.

~ ~ ~


Bill entra à la fac, il chercha pendant trois heures la salle où il avait cours. Pourtant c'était une salle plus qu'habituelle, il y avait tous ses cours, sauf ceux de travaux pratiques. Mais Bill avait la vue brouillée et surtout la tête ailleurs.
Il s'installa difficilement à sa place et sortit son carnet de notes pour relire ses derniers cours.

Il était en fac de médecine depuis maintenant quatre ans. Elève brillant, travailleur et sans problèmes, il avait intégré cette grande école avec toutes les recommandations de ses professeurs de prépa. Les années de collège et lycée n'avaient pas été une tasse de thé pour lui, ne dit-on pas que c'est la période de l'age bête ? Il semblerait que ce soit en partie vrai, ses camarades multipliaient les insultes quant à son look, des mauvais coups en tout genre lui étaient adressés même si beaucoup de filles étaient attirées par son attitude si peu commune, ces années avaient été difficiles.

A la fac, c'était différent. Les gens étaient plus cultivés, matures et concentrés sur leurs études. Ils étaient aussi plus tolérants, c'est pourquoi il s'y sentait mieux, plus libre surtout et parfois même compris.

~ ~ ~


Cela faisait deux semaines qu'il n'avait pas vu Tom. Depuis la soirée ou le blond l'avait laissé, Bill était au plus bas. Il avait passé la nuit à maudire Tom et sa femme par la même occasion. Il était en colère aussi, blessé dans sa fierté, Tom le considérait comme une vulgaire pute. Bien sur, ce n'était pas vrai, loin de là et Bill le savait. Mais il avait cette désagréable impression d'être l'amant dans le placard. Alors il l'évitait sans cesse, il ne rentrait même plus chez lui, ne laissant aucune possibilité à Tom de le trouver. Il avait supplié son meilleur ami Gustav de l'héberger dans sa chambre sur le campus de l'université. Gustav avait d'abord été très réticent à cette idée mais en devant la bouille complètement défaite de Bill, il ne pu qu'accepter.

Que cherchait Bill au fond ? Il n'en savait rien. Voulait-il punir Tom ou bien simplement se protéger de lui en tentant vainement de l'oublier ?
Pour éviter de trop cogiter, il se prépara un café et se mit un film. C'était un samedi soir, son colocataire Gustav était de sortie, comme à peu près tous les étudiants, n'ayant pas le c½ur brisé.

Il tenta de se concentrer sur le film pour saisir de quoi il parlait mais cela parut impossible. Toutes ses pensées le ramenèrent vers Tom, vers leurs bons moments, leurs longues discussions sur des sujets futiles et surtout leurs crises de rire. Tom était parfait à ses yeux, parfait pour lui en tout cas, mais pas célibataire. Alors qu'il commençait en s'endormir, son café même pas entamé, quelqu'un frappa à sa porte. Il jura croyant que c'était Gustav qui avait oublié quelque chose, pourquoi ne prenait-il pas ses clés bon sang !

Lorsqu'il ouvrit la porte, il faillit s'évanouir, à la fois de surprise, de colère, de bonheur mais aussi d'incrédulité. Le jeune homme blond qui se tenait devant sa porte n'était autre que celui pour lequel son c½ur battait. Il était tellement beau avec ses vêtements assortis, son visage parfait et son air tout penaud.

Il du se faire violence pour ne pas sauter sur Tom et lui donner le baiser du siècle. A la place, il se contenta de lâcher :

- Qu...qu'est-ce que tu fais là ?
- Je...suis juste venu...pour...enfin je veux dire...pour toi.
- Comment t'as su que j'étais ici ?
- Bon sang Bill, ça fait deux semaines que je te cherche à travers toute la ville ! J'ai demandé à tout le monde, je t'ai attendu devant chez toi, j'ai frappé, gueulé tellement que le concierge m'a viré à coups de pied. J'ai quand même fini par trouver la fac où tu allais. J'ai fait tout les étages, demandé à l'accueil pour savoir si tu étais venu en cours mais je m'en tape maintenant je t'ai trouvé.

A l'entente de ces paroles, le c½ur de Bill se gonfla et il ne pu empêcher ses lèvres de s'étirer en un sourire niais.

- Pourquoi tu fais tout ça ? S'il te plait, Tom, ne me donnes pas de faux espoirs, je ne veux pas souffrir...pas encore.
- Bill...si tu savais comme ces deux semaines ont été un cauchemar pour moi...
J'ai cru que j'allais devenir fou, mais je le suis déjà. Bill, tu me rends fou, c'est juste dingue.

- Vraiment ?
- Tu me demandes encore si c'est vrai ? Putain Bill, tu veux ma mort ou quoi ? Je suis juste accro...accro a toi.

Bill sourit de toutes ses dents. Ces deux semaines de souffrances lui semblaient déjà loin maintenant. Pour l'instant, il avait juste envie de profiter de Tom tant qu'il était encore là, le serrer dans ses bras, respirer son odeur, sentir son souffle dans son cou. Il s'approcha du blond et déposa doucement ses lèvres sur les siennes. Il se détacha et le tira à l'intérieure de la chambre mais il réalisa qu'il était chez Gustav et que par respect pour son ami, il valait mieux ne pas s'envoyer en l'air ici.

- Euh...c'est chez un ami ici...si tu veux on peut aller chez moi, dit Bill gêné.
- Bill...
- Oui ?
- Je ne suis pas venu ici pour ça. Le brun leva un sourcil surprit. Notre relation ne se résume pas qu'a du sexe. En tout cas pour moi, c'est bien plus, je voulais juste te voir, entendre ta voix. Tu n'es pas juste une histoire de cul, Bill.

Bill sentit des larmes coulaient toutes seules de ses joues. Des larmes de joie, cette fois-ci. Il se jeta sur Tom qui l'entoura de ses bras. Juste avec quelques phrases, Tom avait fait s'évaporer tous les sentiments de doute et de peur qui le parcourait. Au fond Bill était effrayé, il ne voulait pas que Tom se lasse, qu'il soit avec lui juste pour tester, qu'il retourne ensuite vers sa femme et l'oublie à jamais. Il avait tellement peur de s'accrocher à lui et souffrir ensuite. Cette prudence était simplement présente due a la difficulté de leur histoire, au fait que Tom était hétéro et marié.

~ ~ ~


Tom et Bill se revoyaient tous les mardis, comme avant. Les week-ends s'ajoutaient à leur rendez-vous hebdomadaire. Les coups de téléphone se multipliaient de plus en plus, ils n'arrivaient plus à se quitter. Tom pensait vingt-quatre heures sur vingt-quatre à son amant, tellement que sa femme s'inquiétait. C'était toujours un mari parfait aux yeux de tous, affectueux, gentil, irréprochable mais quelque chose clochait. Tom paraissait constamment ailleurs. Il culpabilisait tellement qu'il les couvrait de cadeaux, elle est sa fille. Julia ne s'en formalisait pas, elle mit tout sur le compte de son travail et de ses nombreuses réunions. Elle connaissait l'existence de Bill, mais pas ce que son mari et lui faisaient ensemble évidement. Pour elle, ils étaient juste des simples amis qui ne faisaient rien de plus que de se voir de temps à autres.

Ce soir, ça faisait quatre mois qu'ils étaient ensembles, du moins, qu'ils se connaissaient. Tom avait invité Bill dans un grand restaurant du centre-ville. Ils dînèrent tranquillement, bien que Bill s'émerveillait à chaque plat apporté ; sa vie modeste d'étudiant ne lui permettait pas de manger tous les jours de la sorte.
Ils discutèrent longuement et une fois le dessert fini, ils quittèrent le restaurant.
Tom raccompagna son amoureux chez lui et arrivés devant sa porte, Bill invita Tom à entrer pour 'prendre un dernier verre'.

Une fois à l'intérieure de l'appartement de Bill, celui-ci entraîna Tom avec lui dans sa chambre et le poussa jusqu'au lit. Il se mit au-dessus de lui, commença par retirer son T-shirt avec fougue. Le blond inversa leur position pour faire subir le même traitement au T-shirt de Bill qui finit à l'autre bout de la pièce. Puis il s'attaqua à son jean qu'il retira rapidement. Ils étaient tous les deux en boxers, se frottant l'un à l'autre plus excités que jamais. Tom enleva le dernier rempart de Bill qui gémit lorsqu'il souffla sur son sexe dur et dressé devant son visage.

Il donna quelques coups de langue qui firent frissonner le brun de la plus merveilleuse des façons. Tom prit ensuite le sexe de Bill complètement en bouche et le suça lentement. Il massait son pénis à la base et jouait avec son piercing, il le faisait divinement bien, frustrant à mort le brun.

- Tom...
- Oui ?
- Allez...hum
- Quoi ? dit-il innocemment.
- S'il te plait...plus vite...han !

Bill n'avait pas eu le temps de finir sa phrase que Tom avait déjà accéléré, lui provoquant des gémissements de plaisir qui se transformèrent vite en cris.
Tom sourit voyant son ange perdre la tête alors que les sensations de bien-être l'envahissaient de partout. Bill sentait son sexe taper contre le fond de la gorge de Tom, il se cambra. Tom caressait ses cuisses et ses fesses, il sentait que Bill allait bientôt venir. Il avait vu juste, le brun tremblait, tout transpirant et jouit dans la bouche du blond qui n'avait jamais vu d'image aussi érotique et excitante.

- Je t'aime...TOM !

Bill retomba mollement sur le lit et Tom remonta jusqu'à sa bouche pour l'embrasser. Le brun sourit dans le baiser et approfondit l'échange.

- Tu restes avec moi ? demanda Bill, inquiet.
- Bien sur, mon c½ur.

Bill, rassuré, se blottit contre Tom et ferma les yeux. Dans ce moment de tendresse, le blond avait débandé, il serra son amour contre lui en caressant ses cheveux et l'embrassa sur la tempe. Alors que Bill s'endormait, il lui chuchota à l'oreille :

- Moi aussi, mon ange.

[...]



By Cow-girl


# Posté le vendredi 06 février 2009 21:27

Modifié le mercredi 11 février 2009 14:19

TS #1. Adieux[ 1ere partie ]

[ Tom ]
[ Bill ]

Une pluie glacée fouettait le visage de Bill, ses cheveux noirs bouclaient tout autour de son visage et collaient à ses tempes. Le costume noir qu'il portait le serrait et était tout imbibé d'eau. Il trouvait cette position particulièrement désagréable. Mais par-dessus tout il ne supportait plus la vue du cercueil de sa cousine Margaux qui descendait dans un trou noir, il ne supportait plus la vue des deux petits qui pleurait au premier rang, il ne supportait plus le visage sombre des gens qui l'entourait et qui avait tous un mouchoir à la main.
Il aurait aimé ce trouvé à des milliers de kilomètres d'ici, partout mais ailleurs qu'ici.
Le cercueil toucha le fond bruyamment. Bill laissa échapper un sanglot qui l'étouffait depuis de longues minutes.

Tom tomba violement a genoux, les épines de la rose rouge qu'il serrait dans sa main s'était profondément enfoncé dans sa paume, et quand il laissa tomber cette dernière sur la tombe de sa femme, il se mit a saigné. Maudissant chaque larmes qui tombait a terre il se releva. Marie, sa fille, caressait nerveusement les cheveux de Mathis qui pleurait à chaudes larmes. Tom essuya ses larmes et pris ses enfants par les épaules. Il les entraîna un peu plus loin. Et un cortège de gens passa devant la tombe de sa femme avant d'aller leur présenter de « sincères condoléances ». Tom, à ce moment, haïssait tout ces gens, le pire étant sûrement ceux qui prétendaient comprendre alors qu'il tenait leur femme par le bras. Il leur aurait bien demandé poliment d'aller tous se faire foutre ailleurs. Mais il se contentait de les remercier en baissant la tête sur ses deux enfants qui pleurait dans ses bras.
Les parents de sa femme arrivèrent, la femme tremblante n'alignait plus deux mots. Le mari serra la main de Tom en le regardant dans les yeux avec toute la souffrance d'un père qui vient de perdre sa fille. Tom leur abandonna les enfants pour retourner sur la tombe de sa femme.
Il s'y dirigea lentement. Ses chaussures vernies s'enfonçaient dans la boue du cimetière. Un goût amer avait rempli sa bouche, et ses yeux s'étaient remplis de larme.
Debout a côtés de la tombe se tenait quelqu'un, à vue d'½il et dans le brouillard de ses larmes Tom n'aurait su dire si c'était un homme où une femme. La personne tenait un bouquet d'immortel dans ses mains, et elle pleurait. Pas des sanglots bruyant, non, juste des larmes noires qui coulait sur ses joues blanches.

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Bill regardait par la fenêtre du restaurant japonais où Tom et lui était en train de manger. Il s'était débattu pendant de longues minutes avec ses baguettes avant de se décider à prendre une fourchette. Tom et lui avait beaucoup parlé, parlé de Margaux essentiellement, et de l'avenir, aussi. Il avait fini par avouer à Tom qu'il avait des problèmes à trouver un endroit ou dormir pendant les quelques jours qu'il souhaitait passer ici.
« Tom : tu pourrais venir t'installer quelques jours chez nous si tu le souhaites.
Bill : ce serait avait plaisir. »
Bill mis quelques instants a réaliser qu'il allait vivre dans la maison du veuf de sa cousine. Il avait répondu sans réfléchir, comme à son habitude. Pourtant il sentait que les conséquences de ce « oui » allaient le dépasser. Depuis le début du repas le pied de Tom se balançait dans le vide sous la table, et il lui arrivait de frôler la jambe de Bill. Se contact, si minime soit il troublait Bill, au point qu'il avait quelques fois était obligé de cacher sa tête dans son assiette de sushi pour que Tom ne remarque pas qu'il rougissait.

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Bill était allongé sur les draps blancs de la chambre d'ami de la maison. Il regardait le plafond en se concentrant sur les paroles de la chanson qu'il écoutait. Il ne voulait pas penser. Il était 3h47 du matin et il n'arrivait pas à dormir.
Des pas dans le couloir, sûrement Tom qui descendait au rez-de-chaussée pour regarder la télé. Bill hésita à descendre pour lui tenir compagnie. Il ne le fit pas. Il se retourna dans son lit et monta le son de son I-pod. Ne surtout pas penser.

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La journée avait commencé normalement pour Tom, il s'était réveillé sur le canapé, la télé était encore allumée. Comme chaque nuit depuis l'accident de sa femme, il avait mal dormit. Il avait éteint le poste, et, les yeux rouges, il s'était dirigé vers la cuisine pour préparer un petit déjeuner a ses enfants. Faire comme si tout était normal.
Pourtant quelque chose n'était pas comme d'habitude ce matin, parce qu'une odeur de café régnait dans le salon, une odeur de petit déjeuné, avec ses croissant et son pain chaud. Et quand il était entré dans la cuisine, il y avait quelqu'un.
Bill qui avait Tom arriver c'était retourné pour l'accueillir. Lui aussi avait les yeux rouge et cerné, il n'avait pas dormit 2h dans la nuit. Les deux hommes s'assirent face à face à la table. La déception de Tom avait fait place a une joie nouvelle, de pouvoir partager se moment de la journée avec quelqu'un.
Ce matin là, Tom ne se contenta pas d'attraper des habits au hasard dans son placard, il attacha ses dreadlocks avec soin, et passa plusieurs minutes devant son miroir.
Dans la chambre voisine, Bill avait étalé son maquillage sur le lit, et avait mis son fer à lisser à chauffer.
Une heure plus tard, Ils étaient tous entassés dans la voiture de Tom. Marie et Mathis furent les premiers à descendre. Leur père les accompagna jusqu'au portail de l'école primaire et du collège, il les embrassa, et les regarda s'en aller avec cette peur dans les yeux de les perdre aussi. Puis il conduisit Bill en centre ville. Quand il le déposa, il resta garé pour le regarder disparaître dans la foule.
A son travail, ses collègues le laissaient passer avec des mines sombres. Et il eu encore le droit à la rengaine des condoléances. Le directeur vint même le voir. Mais il arrivait parfois a Tom d'oublier pourquoi il était triste, jusqu'à ce que la réalité le rattrape.
A midi, alors qu'il descendait s'acheter un sandwich, il tomba sur Bill.
Bill l'attendait ici depuis dix longues minutes, il avait froid. Mais un sourire de Tom suffisait amplement à remercier cet effort. Bill était conscient qu'il ne devait rien se passer entre lui et Tom, mais cela ne l'empêchait pas de vouloir profiter au maximum de sa présence.
« Bill : on mange ensemble ? »
Bill tenait dans sa main droite un sac d'où se dégageait une agréable odeur de panini. Tom se rendit compte qu'il avait faim, et remercia intérieurement Bill de toutes ses attentions a son égard.
« Tom : ce sera avec plaisir. »
Ils s'abritèrent sous un abri bus. Bill qui avait fini son panini avant Tom, tortillait une poignée du sac.
« Bill : tu travailles cet après midi ?
Tom : oui »
Devant la moue de Bill, Tom se senti fondre.
« Tom : pourquoi ?
Bill : je m'étais dit qu'on pourrait peut être passé l'après midi ensemble. »
Il n'en fallut pas plus pour que Bill appelle son patron pour prendre son après midi. Bill emmena Tom dans la ville, il le fit rentré dans des magasins ou il n'était jamais rentré. Parfois leurs mains se frôlaient et Tom s'en trouvait troublé sans comprendre.
Et pour le premier après midi depuis la mort de sa femme, Tom oublia d'être triste. Pour la première fois, il ri a nouveau, quand Bill sorti de la cabine d'essayage en traînant derrière lui un baggy dans lequel on aurait pu mettre trois Bill tellement il était large. Quand Bill entendit ce rire, il su qu'il n'entendrait jamais plus rien de semblable.



By Angie.

# Posté le jeudi 01 janvier 2009 17:16

Modifié le vendredi 02 janvier 2009 09:56